Garant Honorat (1914-1971) 57 ans

Photo : Honorat Garant (1914-1971) vers 1938

  • Année et lieu de naissance: né le 17 septembre 1914, baptisé le même jour à Saint-François-de-la-Rivière-du-Sud. Le registre nous confirme que le nom complet au baptême était Joseph Paul Albert Honorat Garant, qu’il est bien le fils de Alphonse Garant, forgeron et de Albertine Plourde de Saint-François. Le parrain fut Télesphore Garant, forgeron de Saint-François et la marraine Héloïse Bolduc, grands parents de l’enfant. Le baptême fut célébré par l’abbé Onésime Lamonde
  • Baptisé la journée de la naissance, parrain Garant Télesphore, marraine Bolduc Éloise
  • Prètre qui l’a baptisé: Lamonde Onésime
  • Année et lieu du décès: 3 novembre 1971, il décéda durant à une opération à coeur ouvert à l’hôpital 
  • Nom du père: Garant Alphonse (1888-1958)
  • Nom de la mère: Plourde Robertine (1890-1983)
  • Éducation: Baccalauriat en bibliothéconomie de l’Université Laval
  • Profession: Honorat travailla comme bibliothécaire pendant 12 ans puis travailla pendant 20 ans comme comis-comptable à la Compagnie Garant, alors nommée A. Garant & Fils Ltée. Il y travailla jusqu’à son décès en 1971
  • Épouse: Laurette Breton (vers 1908-1994). Honorat Garant (1914-1971) épousa Laurette Breton le 19 août 1936 à Ste-Agathe, Lotbinière. Le registre nous confirme que Honorat Garant, industriel de Saint-François de Montmagny, fils majeur de Alphonse Garant, industriel et de Albertine Plourde aussi de Saint-François de Montmagny, que Laurette Breton, de Ste-Agathe, Lotbinière, est la fille majeure de Ovide Breton, forgeron et de Anaïs Gravel aussi de Ste-Agathe. Alphonse Garant et Ovide Breton assistèrent au mariage.  Réal Garant (1940-), nous a confirmé en 2018 que sa mère Laurette Breton, jeune fille était institutrice français-anglais à Ste-Agathe Québec, ou il y avait alors beaucoup d’irlandais à l'époque
  • Enfants avec Laurette Breton:
    1. Garant Patrice (1937-)né et baptisé en 1937 à Saint-François-de-la-Rivière-du-Sud
    2. Garant Louisette (1938-) née et baptisée en 1938 à Saint-François-de-la-Rivière-du-Sud
    3. Garant Réal (1940-) 
    4. Garant Michel (1943-2019), né à Québec en 1943

Extrait de baptême de Honorat Garant:

Source: Ancestry.ca, recherche Jacques Blais


L’avis de décès de Laurette Breton (vers 1908-1994) nous  confirme qu’elle est décédée le 6 octobre 1994 à l’âge de 86 ans, elle demeurait à Ste-Foy. Elle laissait dans le deuil ses enfants, gendre et belle-fille: Patrice (Marie-Françoise Panisset), Louisette (Gilles Simard), Réal, Michel; ses frères et belles-soeurs: Rolland (Rita), Rolande Martineau, Simonne Paré, Alcide (Patricia), Jean-Paul (Lucille), Laurent (Louise); ses beaux-frères et ses belles-soeurs: Eugénie Gourgues, Fortunate Gourgues, Irenée (Rose), Daniel (Thérèse), Thérèse (Jean-Noël Bilodeau), Laurianne (Maurice Bilodeau), Monnique Proulx, Claire (Jacques Chabot), Jean-Marie (Jeannine); ainsi que ses 10 petits-enfants, neveux, nièces et ami(e)s.


Pierre tombale de Honorat Garant (1914-1971) à Saint-François-de-la-Rivière-du-Sud : 


Carte mortuaire de Honorat Garant (1914-1971) : 


Avis de décès de Honorat Garant (1914-1971) : 



Quelques mots sur Honorat Garant (1914-1971) par son fils Réal Garant : 

Honorat est l’ainé de la famille d’Alphonse Garant, père de 10 enfants. Il est né en 1914 et dès sa naissance, il était d’une santé très fragile, problèmes cardiaques. En 1936, il épousa Laurette Breton, institutrice originaire de Ste-Agathe-de-Lotbinière le 19 août 1936. Ils eurent 4 enfants; Patrice est né en 1937 et Louisette en novembre 1938, tous deux à Saint-François-de-la-Rivière-du-Sud. Alors que Laurette était enceinte de Patrice, et avant le grave incendie du village, le couple a resté au deuxième étage de l’épicerie de Laurent Lamontagne: Patrice est né dans une petite maison blanche, voisine de l’église, sur le coteau, ayant appartenu au barbier Roy. Quant à Louisette, elle est née dans la maison de Juliette Goupil, voisine de la grande maison d’Alphonse Garant. 

Réal est né en 1940 et Michel en 1943, tous deux à Québec, dans la paroisse des Pères St-Sacrement, aujourd’hui le Quartier St-Sacrement. 

Jeune homme, Honorat qui avait son permis de conduire, voyageait avec son frère Oscar deux ans plus jeune et ils vendaient aux marchands généraux de la région des manches de marteau, de hache, de masse, de kendoy (tourne-bille): En arrière de la Packard, ils tiraient un lourd trailer (remorque) remplis de ces manches. C’est ainsi que Oscar a pris le goût du voyage à l’extérieur, il devint plus tard le comis voyageur de A. Garant et Fils Ltée. Entre temps, Honorat à l’usine peinturait des roues de wagon pour son père. 

Toujours de santé fragile, l’abbé Viens alors curé de Saint-François, trouva à Honorat un emploi comme secrétaire au Séminaire de Québec, devenu plus tard l’Université Laval. De 1939 à 1951, Honorat étudia par les soirs et devint parfait bilingue. Il obtint de plus de l’Université Laval un baccalauréat en Bibliothéconomie avec mention « somma cum laude ». Il pouvait réciter par coeur les grands classiques anglais, et même à la maison, il avait une grammaire allemande, lorsqu’il communiquait à l’international pour l’Université. Durant la deuxième guerre mondiale, Honorat était à logement, rue Frontenac dans le quartier St-Sacrement. Son épouse Laurette, en plus de ses quatre enfants avait deux aviateurs chambrés, et plus tard, une jeune travailleuse. De plus, son épouse Laurette, le midi donnait à dîner à quelques étudiants de la Faculté des Sciences dont le Pavillon était sur le boulevard de l’Entente, tandis que Honorat travaillait à l’édifice d’à côté, appelé l’École de Chimie. Laurette, au fil des ans, amassa 2 000$ en acompte sur leur future maison. En 1946, il se fit construire en banlieue de Québec, une balle maison en briques rouges de deux étages dont le logement du haut fut loué à son constructeur M. Roméo St-Pierre, originaire de St-Onésime, près de La-Pocatière. M. St-Pierre se maria et eut une petite fille prénommée Ginette. Dans la maison de St-Thomas d’Aquin, paroisse en friche, en banlieue de Québec, au 13 Bon-Air, Honorat filait le parfait bonheur avec son épouse Laurette et ses quatre enfants. 

En 1951, Oscar, reconnaissant la compétence de son frère et les urgents besoins au bureau de la compagnie Garant à Saint-François, accompagné par sa mère Albertine vint à Québec et ils ont convaincu Honorat de déménager à Saint-François et de venir travailler au bureau de la compagnie Garant. Honorat a convaincu également son épouse que l’air de la campagne lui ferait le plus grand bien. En février 1951, Honorat arrive à Saint-François avec épouse, ses enfants et ses meubles. Il travailla immédiatement au bureau comme sténo-dactylo et devint le secrétaire particulier de son frère Oscar. En passant, il avait beaucoup d’admiration pour son frère. 

En 1958, Alphonse meurt à l’âge de 69 ans. Il avait une assurance de 5 000$. Ses quatre filles, Monique, les jumelles Lauréanne et Thérèse ainsi que Marie-Claire eurent chacune droit à 1 000$ chacune. C’est Honorat qui eut droit au dernier 1 000$. Alphonse était alors le président de A. Garant & Fils Ltée, et son gérant était Oscar. Vers 1956, la compagnie devint Garant inc. Le président était alors Oscar et Honorat, l’ainé de la famille est exclu des actionnaires de la compagnie Garant inc. 

Honorat a toujours travaillé au bureau de la compagnie, au siège social de Saint-François de 1951 jusqu’à son décès en 1971, soit au delà de 20 ans; il travaillait au bureau 5 jours et demi par semaine, même le samedi matin. 

Un mot sur la famille de Honorat : L’ainé Patrice, en 1950, commença ses études classiques au Séminaire des Pères St-Sacrement à Terrebonne; il obtint son diplôme en droit de l’Université Laval, il devint membre du Barreau du Québec ; il alla se spécialiser pendant 3 ans à Paris et à Londres, obtenant des doctorats. Il revint à la Faculté de Droit de l’Université Laval, ou pendant toute sa carrière devint professeur agrégé en Droit Administratif. Il fut l’auteur de plusieurs livres et manuels en Droit, dont l’un d’eux, il est co-auteur avec ses deux fils, Philippe et Jérôme, tous deux également avocats. 

Louisette fut diplomée en technologie médicale de la Faculté de médecine de l’Université Laval; elle se maria en 1962 au pharmacien Gilles Simard. Réal, termina ses études classiques au Collège Ste-Anne de La-Pocatière. Il fit ses études en droit à l’Université Laval, devint membre du Barreau du Québec. Il pratiqua comme avocat généraliste le droit, ayant son bureau à Montmagny pendant 36 ans. Il exerce devant toutes les juridictions et alla fréquemment au palais de Justice de Québec et de Montréal; il alla même en cour supérieure de l’Ontario à North Bay, il plaida également à Augusta Maine, U.S.A. devant la Commission des Accidents du Travail, pour l’un de ses clients de Saint-Paul-de-Montminy, qui s’était blessé à son travail. Le premier janvier 1984, THE AMERICAN LAWYERS QUARTERLY, a décerné à Réal, un diplôme honorifique qu’il conserve précieusement et ainsi rédigé : 

DISTINGUISHED SERVICE CITATION, WE TAKE PLEASURE AND PRIDE IN AWARDING THE DISTINGUISHED SERVICE CITATION TO RÉAL GARANT IN APPRECIATION AND RECOGNITION AS AN ATTORNEY DEVOTED SERVICE TO THE BUSINESS COMMUNITY AND THE BAR OF UNITED STATES

THOMAS W. HAMILTON, EXECUTIVE VICE-PRISIDENT AND GENERAL MANAGER

En 1965, un groupe de Québécois en société civile, dont les juges Robert Lafrenière, Marc-André Drouin, le psychiatre Laberge de l’Institut Pinel, le député de Bellechasse Gabriel Loubier et autres firent construire un bloc appartement avec piscine à Salobrena, village près de Motril, en Espagne. Le constructeur était Paco Cano du village. Salobrena surplombait la mer Méditérannée et était dans une zone sub-tropicale. Réal a été propriétaire d’un condo pendant 10 ans; il avait une moto. Il y allait régulièrement avec son épouse et ses deux enfants, Jean-François et Marie-Pascale; plus tard, il invita sa belle famille Goulet et sa belle famille Bégin. À Montmagny, ses amis l’appelait: Réal la rafale… Pendant quelques années, il devint secrétaire de cette société en Espagne, et il convoquait les assemblées à Québec. Au Québec de 1974 à 1977, il devint membre d’un club privé de pêche, le Club Périgny, 20 membres à Sacré-Coeur, Cté de Saguenay. En 1977, le club fut fusionné à un plus gros club, le Club Sacré-Coeur, 120 membres et une centaine de lacs. En 1977, sous le régime de René Lévesque, les deux clubs forment la ZEC Chauvin, environ 220 lacs, une des exploitations contrôlées les plus importantes de la Haute Côte Nord.

Enfin, Michel, le benjamin de la famille d’honorat, après une 12 ième année scientifique, entra comme fonctionnaire provincial où il passa ses 33 ans de vie active.

Quelques mots et anecdotes sur Alphonse Garant, le père d’Honorat : 

Il fit ses études techniques à Nashua, Mass. U.S.A. Il se maria à l’église de Nashua à Albertine (Robertine) Plourde, originaire de la paroisse de St-Bruno de Kamouraska; Alphonse avait quitté Saint-François avec son père Télesphore, durant la crise, il revint marié et Honorat serait natif de Saint-François.

Alphonse, à son usine de Saint-François a imaginé et bâti les premiers tours pour façonner les manches de hache, de marteau etc… Au village, les villageois le qualifiait « Alphonse le Patenteux ». Il était ami avec Joseph-Armand Bombardier, célèbre fondateur de Bombardier. De plus, il vint à Saint-François rencontrer Alphonse; il avait crée une « Moto-Ski » avec une grosse hélice arrière (alors appelé « Snow-Plane » ): cette dernière en opération faisait peur aux chevaux lors des croisements; la compagnie Garant a déjà possédé un Bombardier bleu sur chenille, tandis que le notaire Georges Hébert une « Moto-Ski ». En 1938, la famille d’Honorat gagnait 5$ par semaine plus le lait; il faut dire que la famille d’Alphonse possédait une vache laitière; à chaque matin, Alphonse traversait tout le village pour aller faire paître l’animal dans un lot vacant près de chez Athanase Gaulin. En 1955, Honorat et sa famille visitèrent l’église de Nashua et il en profita pour passer une fin de semaine chez oncle Jos, le frère d’Alphonse à son chalet. 

Rédaction par

Réal Garant, avril 2020







Honorat Garant (1914-1971) était présent et signa le registre lors de la sépulture de sa grand-mère paternelle Eloise Bolduc, inhumée le 8 octobre 1937 à Saint-François-de-la-Rivière-du-Sud

Honorat Garant (1914-1971) et son épouse Laurette Breton furent parrain et marraine de Marie Laurette Martine Garant, baptisée en 1959 à Saint-François-de-la-Rivière-du-Sud. L’enfant était la fille de Jean-Marie Garant et de Jeannine Morin



Recherches: Louis-Marie Garant (1949-) avec l’aide de Réal Garant (1940-)

© Louis-Marie Garant 2015-2020